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Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux
.À l’origine une coutume païenne, cette fête a finalement été assimilée par l'Église catholique romaine par la désignation de saint Valentin comme saint patron des amoureux.
Le jour de la Saint-Valentin n’aurait pas été associé avec l’amour romantique avant le haut Moyen Âge mais avec l'amour physique.
La fête est maintenant associée plus étroitement à l’échange mutuel de « billets doux » ou de valentins illustrés de symboles tels qu’un cœur ou un Cupidon ailé.
À l’envoi de billets au xixe siècle a succédé l’échange de cartes de vœux.
Cependant, en Amérique du Nord, les échanges de cartes ne se font pas selon la conception européenne où la carte de Saint-Valentin est envoyée à une personne « unique ». Il n'est pas rare qu'une personne y envoie une dizaine de cartes, et même que des élèves d'école primaire en envoient à leur maîtresse d'école
En France, le dessinateur Raymond Peynet est l'auteur d'illustrations emblématiques des « couples d'amoureux » et Georges Brassens a chanté les « amoureux des bancs publics »
Le premier "valentin" : Juste avant son exécution, Valentin aurait envoyé un message à la fille de son geôlier, signé « de la part de votre Valentin », créant ainsi la tradition du billet doux.
Le village de Saint-Valentin : il existe un village dans l'Indre (36) qui est devenu la "Capitale des Amoureux"
1. L’Origine Mystique et Historique
Les Lupercales : Le jour de la fête, les jeunes filles célibataires se dispersaient aux alentours de leur village et se cachaient en attendant que les jeunes garçons célibataires les trouvent
À l’issue de ce cache-cache géant, les couples formés étaient amenés à se marier dans l’année.
La "Loterie des Amoureux" et les traditions populaires françaises
Époque médiévale
La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une connotation amoureuse remonte au xive siècle en Angleterre, où l’on croyait que le 14 février était le jour où les oiseaux s'apparentaient (lire entre autres « La Dame à la licorne »).
Cette croyance est mentionnée dans les écrits de Geoffrey Chaucer au xive siècle.
Il était courant durant cette période que les amoureux échangent des billets et s’appellent chacun leur Valentin. Un de ces billets du xive siècle se trouverait à la British Library.
Il est probable que nombre de légendes sur la Saint-Valentin ont été inventées pendant cette période.
Parmi ces légendes, on trouve celles-ci :
La veille du martyre de la Saint Valentin, il a glissé un « valentin » à la fille du geôlier qui aurait lu « de la part de votre Valentin ».
Pendant une période d’interdiction de mariage des soldats romains par l’empereur Claude II, Saint Valentin arrangeait secrètement les mariages. Dans la plupart des versions de cette légende, le 14 février est la date liée à son martyre.
Ce fut Othon de Grandson, lors de la deuxième moitié du xive siècle, poète et capitaine à la cour d'Angleterre, qui fit connaître cette coutume dans le monde latin, notamment à la cour de Savoie : trente pour cent de sa poésie est dédiée à cette tradition. Citons par exemple La Complainte de la Saint Valentin (I et II), La Complainte amoureuse de Saint Valentin Gransson, Le Souhait de Saint Valentin et Le Songe Saint Valentin.
Au début du xve siècle, Charles d’Orléans fait connaître l'œuvre d'Othon à la cour de France. Il écrivit lui-même plusieurs poèmes dédiés à la Saint-Valentin.
Par la suite, cette tradition se perdit dans le monde latin et ne fut réactualisée qu'au xixe siècle.
Au Moyen-Age, tous les 14 février, les jeunes gens tiraient au sort le nom de leur compagne et s'accrochaient à leur manche pendant la durée des fêtes (une semaine).
Par la suite, Valentin est devenu le cavalier qu'une jeune fille a choisi pour l'accompagner le premier dimanche de Carême, lors de la fête des Brandons.
Cette fête consistait en une procession, pendant laquelle la foule parcourait la campagne et chassait, grâce à ses brandons (sorte de torche, faite de brins de pailles entortillés), les mulots, les taupes et les mauvaises herbes des champs et garantissent de bonnes récoltes pour l'année suivante.
Le passage au sacré : La multiplicité des "Saints Valentin"
La fête telle qu'on la connaît est née de la volonté de l'Église de transformer ces rites païens.
L'un des plus grands mystères historiques est l'identité exacte du saint célébré.
Il y a en réalité trois Valentin différents ; tous martyrs, dont la fête a été fixée au 14 février par le pape Gélase Ier en 495:
Les légendes et le martyre
L'Église a eu du mal à identifier lequel était le "vrai"
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Au Brésil, on ne parle pas de Saint-Valentin mais de dia dos namorados (jour des amoureux) fêté non pas le 14 février mais le 12 juin.
En Chine, depuis les années 1980, la Saint-Valentin connaît une popularité importante, notamment chez les jeunes, qui génère diverses activités commerciales. À part la Saint-Valentin, il existe une fête traditionnelle, le Qi Qiao Jie, pour les amoureux, provenant d’une légende ancienne, dont la date est le septième jour du septième mois du calendrier lunaire.
En Colombie, la Saint-Valentin est célébrée le troisième samedi du mois de septembre. Elle s'appelle día del amor y amistad (jour de l'amour et de l'amitié).
La Saint-Valentin s’est popularisée également en Inde et au Pakistan, provoquant l’hostilité de certains groupes opposés à cette influence occidentale
En Catalogne, il s'agit de la Sant Jordi, les hommes offrent une rose aux femmes et les femmes un livre aux hommes.
En Israël, Tou Beav est un jour dont la signification peut se rapprocher de la Saint-Valentin. Il est fêté au mois de juillet ou d'août (date grégorienne changeant suivant le calendrier hébraïque).
Dès qu'il eut vu le jour, Jupiter, qui connut à sa physionomie tous les troubles qu'il causerait, voulut obliger Vénus à s'en défaire.
Pour le dérober à la colère de Jupiter, elle le cacha dans les bois.
Aussitôt qu'il put manier l'arc, il s'en fit un de frêne, employa le cyprès à faire des flèches, et essaya sur les animaux les coups qu'il destinait aux hommes.Depuis, il échangea son arc et son carquois contre d'autres en or (amalgame entre mythologie grecque et romaine ?).
Vénus, disent les poètes, se plaignant à Thémis de ce que Cupidon, son fils, restait toujours enfant, la déesse consultée répondit qu'il ne grandirait point tant qu'elle n'en aurait pas d'autre.
Alors sa mère lui donne pour frère Antéros — littéralement l'opposé d'Éros — avec lequel il commence à grandir.
Par cette jolie fiction, les poètes ont voulu faire entendre que l'amour, pour croître, a besoin de retour.
On représentait Antéros, comme son frère, sous la figure d'un petit enfant, avec des ailes, un carquois, des flèches et un baudrier.
Pourquoi la rose rouge ?
Dans la mythologie grecque et romaine la rose rouge est directement liée à la déesse de l'amour :
On dit aussi que Cupidon a accidentellement renversé un verre de vin sur des roses blanches, les teintant pour toujours de rouge. Comme il est le fils de Vénus, la rose rouge est restée "sa" fleur préférée pour accompagner ses flèches.
Le "Langage des fleurs" (Époque Victorienne)
Au XIXe siècle, la communication des sentiments était très codifiée. Offrir une fleur permettait de délivrer un message secret :
Le rouge pour la passion : Alors que la rose blanche symbolise la pureté et la rose rose l'affection naissante, la rose rouge était réservée à l'amour charnel, intense et durable.
C'est à cette époque que la tradition d'offrir des bouquets spécifiquement le 14 février s'est solidifiée.
La symbolique du cœur et du sang
Sur un plan plus instinctif et ésotérique :
le nombre de roses offertes a aussi une signification
1 rose : Pour exprimer un coup de foudre ou un message de simplicité (« Tu es la seule »).
2 roses : Pour demander pardon ou pour symboliser l'union et le couple.
3 roses : C’est l’aveu direct : « Je t’aime ».
9 roses : Symbole d'éternité. On l'offre pour dire « Nous serons ensemble pour toujours ».
10 roses : Pour exprimer que l'amour est parfait, sans faute.
12 roses : C'est le chiffre classique pour une demande en mariage ou pour remercier l'être aimé d'être dans sa vie.
24 roses : Pour dire que l'on pense à l'autre à chaque heure de la journée (24h).
36 roses : C'est le bouquet de la déclaration passionnée. On l'utilise souvent pour dire « Je suis follement amoureux de toi ».
99 roses : Pour promettre un amour qui durera toute la vie.
101 roses : C'est l'expression de l'amour fou et absolu.
Une règle d'or à noter :
La tradition veut qu'en dessous de 10 roses, on offre toujours un nombre impair.
On dit souvent que c'est pour prouver que le bouquet est destiné à une seule personne (le bouquet ne peut pas être divisé en deux parts égales) ou parce qu'un nombre impair de fleurs est plus harmonieux à l'œil dans un vase.
Combien de roses allez vous offrir à votre bien aimée ?
Combien de roses aimeriez vous recevoir ?
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