Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

réflexion sur la mort

Le besoin de faire le deuil dire au revoir 

La mort est une étape universelle, pourtant elle reste l'un des plus grands mystères de notre existence.

Le corps s’efface, l’essence demeure : une autre vision du deuil

Le deuil est souvent vécu comme une rupture, un dernier geste vers ce qui n'est plus.

Lorsque survient le moment du départ, nous sommes souvent submergés par le besoin 

de « faire notre deuil » et de dire un dernier au revoir. Mais une question fondamentale se pose : à qui adressons-nous réellement ce dernier adieu ? Est-ce à l’image physique de l’être cher ou à l’étincelle qui l’animait ?

Le véhicule et l’image

Il est apaisant de percevoir le corps physique pour ce qu’il est véritablement : un véhicule de transport pour notre être profond. Comme toute matière organique, il est conçu pour retourner à la terre, pour nourrir la nature et s'inscrire dans le cycle éternel de la vie. Ce n'est qu'une enveloppe, l'image que les autres gardent en mémoire lorsqu'ils pensent à nous.

L’âme, le cœur de notre histoire

Ce que nous sommes vraiment réside dans notre âme. C’est elle qui porte la somme de nos épreuves, le chemin de nos évolutions, les traits de notre caractère et tout ce que nous avons été capables d'accomplir. L'aura que nous dégageons de notre vivant est le reflet de cette essence immatérielle.

Faire son deuil, c'est accepter que le véhicule a terminé sa route, tout en honorant la pérennité de l'être. Dire au revoir n'est plus alors un adieu à une forme physique, mais une reconnaissance profonde d’un parcours et d’une évolution spirituelle.

 Lorsque nous disons au revoir, nous devrions peut-être moins regarder l’image qui s’efface que l’âme qui s’est accomplie.

Comment dire au revoir ?

1. Dire au revoir au "véhicule" (le corps)

Puisque le corps est perçu comme un outil de transport qui retourne à la terre pour devenir engrais, l'adieu au physique peut être vu comme un acte de gratitude.

  •   Le geste : C'est un au revoir qui passe par les sens. On peut remercier ce corps d'avoir permis à l'âme de vivre ses épreuves, de se déplacer, de ressentir.
  •   Le symbole : C'est le moment où l'on accepte de rendre à la nature ce qu'elle a prêté. Le "comment" ici est une forme de restitution sereine, un peu comme on rendrait les clés d'une maison après un long voyage.

2. Dire au revoir à l'image (l'aura)

L'image est ce qui reste dans la mémoire des autres. Dire au revoir à l'image, c'est accepter que le souvenir visuel va lentement se transformer.

  •   Le geste : Se détacher de l'apparence pour ne garder que la sensation de la présence.
  •   Le symbole : On ne dit pas au revoir à une forme, mais on ferme un album photo pour commencer à écouter une musique intérieure.

3. Communiquer avec "l'être" (l'âme)

Pour l'âme, qui représente l'évolution, le caractère et les capacités, l'au revoir est différent. Est-ce d'ailleurs vraiment un "au revoir" ou une nouvelle forme de dialogue ?

  •   Le geste : Le "comment" se fait par la pensée ou l'intention. Puisque l'âme est ce que nous sommes capables de faire et de devenir, on lui dit au revoir en honorant ce qu'elle nous a transmis.
  •   Le symbole : C'est reconnaître que l'évolution de la personne continue ailleurs ou sous une autre forme, et que le lien se déplace du plan physique vers le plan vibratoire.

4. L'acte de "laisser partir"

Dire au revoir, c'est aussi un acte de libération mutuelle.

  •   Pour le partant : Lui signifier que son véhicule est entre de bonnes mains (la terre) et qu'il peut poursuivre son évolution sans l'entrave du physique.
  •   Pour celui qui reste : Transformer la douleur de l'absence physique en une présence de l'esprit.

Une piste de réflexion pour vous :

  • Est-ce que "dire au revoir" est pour vous un acte unique (une cérémonie) ou est-ce un processus lent qui se fait par étapes, au fur et à mesure que l'on comprend que l'essence est toujours là, même sans le véhicule ?

Réponse de Mira 

Pour ma part c’est un processus lent , je dirai aussi cela dépend de qui est parti .

En vue de mes croyances , je sais que je les reverrai , quand ils seront passés de l'autre côté .

Le Moment du Départ

Au moment de leur décès, les défunts viennent souvent nous rendre visite. C'est un moment crucial pour eux, où ils décident s'ils doivent s'attarder pour achever quelque chose ici-bas ou s'ils sont prêts à passer immédiatement.

Les Raisons d'une Présence Prolongée

S'ils choisissent de rester, cela est généralement motivé par :

  • Une tâche ou une affaire inachevée.
  • Un message important à transmettre.

L'Accompagnement et le Contact

Je les accompagnent jusqu'à la porte  ou une entité viens les chercher , le plus souvent la famille et animaux  , ensuite il faut attendre entre 3 et 6 mois  pour avoir de nouveaux un contact 

Formes de Contact Post-Mortem

Ces contacts sont toujours brefs et subtils, se manifestant par :

  • Une vision fugace (du coin de l'œil).
  • Une sensation de présence distincte.
  • Une odeur familière.
  • Un objet qui se déplace inexplicablement.
  • Un rêve.

Les rêves avec nos chers disparus sont particulièrement importants, car ils constituent le moyen privilégié par lequel ils nous délivrent un message.

Un Lien Indéfectible

Il est fondamental de se rappeler qu'ils ne nous quittent jamais réellement. Ils demeurent vivants dans nos cœurs, faisant partie intégrante de nous, inscrits dans nos gènes et notre âme.

 

 

processus du deuil

Le deuil est un processus psychologique complexe, non linéaire et profondément personnel. Bien que chaque individu vive cette épreuve à son propre rythme, la psychologie identifie généralement plusieurs étapes et modèles pour aider à comprendre cette transition.

1. Le modèle des 5 étapes (Elisabeth Kübler-Ross)

C'est le modèle le plus connu. Il ne s'agit pas d'un chemin droit, mais plutôt d'états par lesquels on peut passer, revenir ou sauter :

  •  Le Choc et le Déni : Une phase de protection où l'esprit refuse d'intégrer l'information. On se sent "anesthésié" ou dans le brouillard.
  •  La Colère : Une réaction face à l'impuissance et à l'injustice ressentie. Elle peut se diriger vers soi-même, vers les autres ou vers le destin.
  •  Le Marchandage : Une tentative de négocier avec la réalité, souvent marquée par des "et si..." ou des regrets sur le passé.
  •  La Dépression (Tristesse profonde) : La phase de confrontation au vide et à l'absence. C'est une étape de retrait nécessaire pour traiter la douleur.
  • L'Acceptation : On ne "guérit" pas de la perte, mais on apprend à vivre avec. On commence à réinvestir le quotidien et à se projeter dans l'avenir sans que la douleur ne soit le seul moteur.

2. Le modèle du double processus (Stroebe et Schut)

Ce modèle plus récent suggère que le deuil est une oscillation constante entre deux pôles :

  •   L'orientation vers la perte : Pleurer, se souvenir, éprouver la tristesse.
  •   L'orientation vers la restauration : Se concentrer sur les tâches pratiques, s'adapter aux changements de vie, se distraire.

   Le deuil sain consiste à passer de l'un à l'autre de manière fluide, sans rester bloqué dans un seul pôle.

3. Les dimensions du deuil

Le processus ne se limite pas aux émotions, il impacte l'être dans sa globalité :

  •   Physiquement : Grande fatigue, troubles du sommeil, tensions musculaires.
  •   Cognitivement : Difficultés de concentration, oublis fréquents, pensées envahissantes.
  •   Socialement : Besoin d'isolement ou, au contraire, peur de la solitude.

4. La notion de "travail" de deuil

Certains chercheurs comme William Worden parlent de "tâches" à accomplir :

  •   Accepter la réalité de la perte.
  •   Traverser la douleur du deuil.
  •   S'adapter à un environnement où le défunt est absent.
  •   Maintenir un lien durable avec le défunt tout en continuant à vivre.

Il est important de se rappeler qu'il n'y a pas de "bonne" ou de "mauvaise" façon de vivre son deuil. Le temps nécessaire est variable et dépend de la nature du lien et de l'histoire personnelle de chacun.

Comment vit on le deuil dans le monde 

 Le deuil n'est pas vécu de la même manière à travers le monde. Si l'émotion de la perte est universelle, son expression, sa durée et sa signification varient considérablement d'une culture à l'autre.

Le deuil est un carrefour entre la psychologie individuelle et les rites collectifs.

 

1. La vision de la mort : Fin ou Passage ?

La manière dont on vit le deuil dépend énormément de la conception que la société se fait de la mort :

  •   Dans les cultures occidentales modernes : La mort est souvent perçue comme une fin ou une rupture. Le deuil est vécu de façon assez privée, avec une injonction sociale à « tourner la page » assez rapidement.
  •   Dans de nombreuses cultures asiatiques et africaines : La mort est vue comme une transition. Le défunt devient un ancêtre qui continue de veiller sur la famille. Le deuil n'est pas une séparation définitive, mais une transformation de la relation.

 

2. L'expression des émotions

Le comportement attendu d'une personne en deuil change selon les latitudes :

  •   La retenue : Dans certaines cultures (comme au Japon ou en Angleterre), la dignité passe par le silence et le contrôle de soi. Pleurer bruyamment en public peut être mal vu.
  •   L'expression démonstrative : À l'inverse, dans certaines régions d'Afrique, du Moyen-Orient ou en Sicile traditionnelle, le deuil s'exprime par des cris, des chants de lamentation et une douleur manifestée physiquement. Cela permet une décharge émotionnelle collective.

 

3. La durée du deuil

Le temps accordé au deuil est aussi très différent :

  • Le deuil court :Aujourd'hui, cette temporalité a disparu. On attend souvent de l'endeuillé qu'il reprenne une vie normale après quelques jours seulement. En supprimant ces rituels de durée, on a parfois rendu le processus plus solitaire et plus violent, car le temps psychologique, lui, ne s'est pas accéléré.

 

  •  Le deuil long et codifié : Dans certaines traditions (comme le deuil dans le judaïsme avec la Shiva ou les périodes de 40 jours dans l'Islam et le Christianisme orthodoxe), des étapes précises sont marquées par des rites qui obligent la communauté à entourer la personne endeuillée sur le long terme.

Le Temps du Deuil : Quand la Société Respectait la Lenteur

Il y a encore quelques générations, le deuil n'était pas seulement un ressenti intime, c'était un statut social codifié. On "portait" le deuil, souvent pendant une année entière, voire plus selon le lien de parenté.

  •  * Le vêtement comme signal : Porter du noir n'était pas qu'une marque de tristesse. C'était un message silencieux adressé à la communauté : "Je suis en transition, soyez patients et bienveillants avec moi". Cela créait une bulle de protection autour de l'endeuillé.
  •  * La règle de l'an et un jour : Cette période de "grand deuil" (souvent fixée à un an pour un parent ou un conjoint) permettait de traverser toutes les étapes du calendrier — le premier Noël sans l'autre, le premier anniversaire, le changement des saisons — avec le soutien tacite de la société.

 

Réintégrer cette notion de durée, c'est accepter que l'âme a besoin de temps pour apprendre à vivre sans le "véhicule" de l'autre. C'est reconnaître que la cicatrisation ne se commande pas.

 

4. La célébration plutôt que la tristesse

Certaines cultures transforment le deuil en une fête pour honorer l'âme du défunt :

  •   Le Mexique (Día de los Muertos) : On ne pleure pas les morts, on les invite à revenir faire la fête. On dresse des autels avec de la nourriture et de la musique.
  •   Le Ghana : On fabrique des « cercueils de fantaisie » qui représentent le métier ou la passion du défunt (en forme de poisson, d'avion, de chaussure), pour célébrer ce qu'il a été plutôt que de se focaliser sur sa disparition.

 

5. Le rapport au corps

  •   L'inhumation et la crémation : Les plus courantes.
  •   Les funérailles célestes (Tibet) : Le corps est offert aux vautours, illustrant l'idée que l'enveloppe physique n'est plus rien une fois l'âme partie.
  •  *Le Famadihana (Madagascar) : On déterre les morts tous les quelques années pour changer leurs linceuls et danser avec eux, afin de maintenir le lien social avec les ancêtres.

 

En résumé : Si le cerveau humain réagit biologiquement de la même façon à la perte (sécrétion de cortisol, stress), la "mise en scène" de cette douleur est dictée par la culture. Là où certains voient un mur, d'autres voient une porte ou un cycle.

 

La Symbolique des Couleurs : Une Géographie du Deuil

Si le noir est la norme dans nos sociétés occidentales modernes, la couleur du deuil varie radicalement selon les croyances et les philosophies de vie.

  •  Le Noir (Occident) : Symbole de sobriété, de vide et de ténèbres. Porter le noir, c'est manifester physiquement l'absence de lumière et le retrait du monde social. C'est la couleur de l'austérité et de la douleur qui se tait.
  •  Le Blanc (Asie, Bouddhisme, Hindouisme) : Contrairement à l'Occident, le blanc est ici la couleur de la pureté et de la libération. Il symbolise le détachement des liens terrestres et l'espoir d'une renaissance ou d'une fusion avec le divin. L'âme, débarrassée de son "véhicule", retrouve sa clarté originelle.
  •  Le Violet (Tradition Catholique) : Longtemps utilisé par le clergé et dans les familles royales, le violet marque la pénitence et la transition. C’est la couleur du crépuscule, entre le jour de la vie et la nuit de la mort, soulignant l'aspect sacré du passage.
  •  Le Rouge et les couleurs vives (Afrique) : Dans certaines cultures, comme en Afrique du Sud ou au Ghana, le rouge exprime la profondeur de la perte et le sang versé, tandis que d'autres teintes vives célèbrent la victoire de la vie de l'ancêtre qui rejoint les esprits.

Chaque couleur rappelle que le deuil n'est pas seulement une fin, mais une mise en lumière de ce que l'être a laissé derrière lui.

 

L'époque victorienne

Au XIXe siècle, la photographie post-mortem servait à fixer les traits du défunt une dernière fois, simulant parfois la vie pour aider les familles à matérialiser l'absence et à dire au revoir.

ils ont a développé un rapport unique et fascinant à la mort, notamment à travers la pratique du "Memento Mori" (souviens-toi que tu mourras) et de la photographie post-mortem. Cette coutume, qui peut paraître macabre aujourd'hui, était à cette époque  un acte de dévotion et un outil essentiel du processus de deuil.

 

Voici les points clés qui caractérisent cette série de pratiques :

 

1. La seule et unique image

À l'époque, la photographie était coûteuse et rare. Pour de nombreuses familles, en particulier les plus modestes, la photographie post-mortem était souvent la première et la seule image qu'ils possédaient de l'être cher. C'était le seul moyen de fixer les traits du défunt avant que le "véhicule physique" ne disparaisse.

 

2. La mise en scène de la vie

Contrairement à une simple documentation de la mort, ces photographies cherchaient souvent à simuler la vie :

  •  Le "dernier sommeil" : Le défunt était souvent disposé sur un lit ou un sofa, les yeux clos, pour donner l'illusion qu'il dormait paisiblement.
  •   La pose naturelle : Parfois, les photographes utilisaient des accessoires pour maintenir le corps en position assise. On ajoutait parfois des touches de couleur sur les joues lors du développement pour redonner un aspect "vivant".
  •   Les portraits de famille : Il n'était pas rare de voir les parents poser avec leur enfant décédé, ou des frères et sœurs entourer le défunt, créant ainsi un dernier souvenir de l'unité familiale.

 

3. Un outil de deuil ritualisé

 

À cette période, la mort était très présente au sein du foyer (on mourait chez soi, entouré des siens). La photographie post-mortem servait à :

  •  Matérialiser l'absence : Avoir un objet physique (une plaque de daguerréotype ou une carte de visite) permettait de canaliser la douleur.
  •  Dire au revoir : Le rituel de la pose photographique était une étape de la séparation, une manière d'honorer l'aura de la personne avant l'inhumation.

 

4. Le déclin de la pratique

Plusieurs facteurs ont conduit à la fin de cette coutume au début du XXe siècle :

  •  La démocratisation de la photo : Avec l'arrivée des appareils instantanés (comme le Kodak), les familles ont commencé à prendre des photos de leur vivant. Le besoin d'une photo post-mortem a donc disparu.
  •  L'institutionnalisation de la mort : La mort est passée de la sphère privée (maison) à la sphère médicale (hôpital), rendant le contact avec les défunts plus distant et tabou.

Cette pratique victorienne illustre parfaitement cette volonté humaine de retenir l'image et l'essence de l'être, même quand le véhicule terrestre a cessé de fonctionner. C'était leur manière, à la fois technique et spirituelle, de négocier le passage entre la présence et le souvenir.

L'Angoisse du Dernier Sommeil : Les Clochettes de Sécurité

Au-delà de la photographie post-mortem, l'époque victorienne a vu naître une invention insolite : le cercueil de sécurité.

  •  Le mécanisme : On attachait une cordelette au poignet ou au doigt du défunt, reliée à une clochette fixée à l'extérieur, sur la pierre tombale.
  •  Le but : Si la personne se réveillait d'un état de léthargie ou de coma une fois en terre, elle pouvait sonner pour alerter le gardien du cimetière.
  •   L'héritage linguistique : On dit souvent que l'expression anglaise "Saved by the bell" (Sauvé par la cloche) viendrait de là, tout comme l'expression "Dead ringer".

Cela montre à quel point, à cette époque, la frontière entre le "véhicule" (le corps) et l'essence de vie était perçue comme fragile. On craignait que l'âme soit encore prisonnière d'un corps que l'on croyait éteint.

 

Et vous comment pensez vous à la mort ?

 

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article