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L'évasion la plus folle de la Seconde Guerre mondiale

Le 7 août 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, un événement pour le moins absurde et hautement improbable s'est déroulé dans le ciel breton, au-dessus de Brest.

Un avion américain, un P-38 Lightning piloté par le lieutenant Bruce Carr, est touché par la défense antiaérienne allemande. Son appareil prend feu et le pilote est contraint de sauter en parachute au-dessus du territoire ennemi.

Par un coup du sort incroyable, Carr atterrit... directement dans un camp d'entraînement d'officiers allemands !

La cachette et l'opportunité

Pendant plusieurs heures, dissimulé dans un buisson épais, il observe le camp. À la nuit tombée, il voit un pilote allemand approcher d'un petit avion de liaison (un Fieseler Fi 156 Storch), faire le plein d'essence, procéder aux vérifications de routine, puis laisser l'appareil sans surveillance pour aller dîner.

Voyant là sa seule chance de survie, Bruce Carr se faufile hors des buissons, grimpe à bord de l'avion allemand et parvient à démarrer le moteur.

Le vol le plus dangereux de sa vie

Il décolle à toute vitesse sous les coups de feu confus des soldats allemands pris au dépourvu. Mais le plus dur reste à faire : traverser la Manche à bord d'un avion arborant une immense croix noire allemande.

Lorsqu'il arrive au-dessus de sa base aérienne en Angleterre :

  • Les batteries antiaériennes alliées lui tirent dessus, le prenant évidemment pour un attaquant ennemi.

  • N'ayant pas la radio réglée sur la bonne fréquence, il ne peut prévenir personne.

  • Il tente des manœuvres désespérées pour faire comprendre qu'il est américain, puis finit par poser l'avion en urgence sur la piste, sans même sortir le train d'atterrissage.

Le dénouement

L'appareil s'écrase sur le ventre dans un nuage de poussière. Aussitôt, des dizaines de soldats américains armes au poing entourent l'épave de l'avion allemand, prêts à capturer le pilote ennemi.

La verrière s'ouvre, et Bruce Carr sort les mains en l'air en criant avec un pur accent américain :

« Ne tirez pas, c'est moi ! Et franchement, votre accueil laisse à désirer ! »

Ses camarades, qui le croyaient mort la veille, sont restés sous le choc. Non seulement il était revenu sain et sauf, mais il avait volé un avion au milieu d'une base allemande pour rentrer à la maison !

 

 

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