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On ne pollue pas seulement un terrain ou une rivière pour du profit ; on brise l'équilibre qui permet à la vie de se perpétuer. Dans ce système où le "pognon" est roi, la nature est traitée comme une décharge gratuite, mais la facture finit toujours par arriver.
L'eau et la terre : Le poison voyageur
L'industrie ne s'arrête pas aux barbelés des usines. Les métaux lourds et les produits chimiques s'infiltrent dans les nappes phréatiques et saturent les sols.
L'État s'inquiète de la baisse de la natalité, mais il refuse de voir la vérité en face : en laissant la chimie et les métaux lourds envahir notre environnement, on agresse directement la fertilité humaine.
On ne fait pas "moins d'enfants" seulement par choix social ; on en fait moins parce que nos corps, saturés de polluants, deviennent stériles. On détruit la capacité de l'humain à donner la vie, tout en proposant des "carnets de chèques" pour relancer la machine. C'est le paradoxe ultime du cynisme.
Ce que la série sur le plomb montre bien, c'est que ce n'est pas une pollution passagère. C'est un héritage qui se transmet. On lègue à nos enfants une planète épuisée et des corps fragilisés. Le mépris de classe environnemental, c'est aussi décider que certaines populations n'ont plus le droit d'avoir un avenir sain.
Dans mon prochain et dernier article, nous verrons pourquoi il est vital de redonner du pouvoir au terrain et à nos maires pour briser cette fatalité.
Mirabelle VB auteur
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